

silence

Vivre et faire vivre des histoires pensées ensemble, histoires comme oeuvres à faire ensemble avec le public, est ce qui anime notre volonté artistique. Dans cette attente, nos oeuvres restent « en cours ». Notre collectif propose dans cet espace de La Tour Du Prince une découverte de ce qui bat en nous « sans jamais le nommer ». Sa fréquence, son rythme, nous relie à tout ce qui vit. Prendre le temps de l'écouter pourrait nous sauver. Puisse cette exposition y contribuer. Le collectif « c’est en cours » Carole AUGAY-RALLET Plasticienne, graveure. Licence-Master 1 Arts plastiques (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Montpellier 3) https://www.carole-augayrallet.com/ Dominique DRUJON Plasticienne, marionnettiste, comédienne. Beaux-arts (St-Étienne, DNAP et Nantes, CESAP) http://www.crayonnez-le-monde.fr https://www.artmajeur.com/dominique-drujon https://www.instagram.com/dominiquedrujon/ Emmanuelle CASCAIL Plasticienne. Licence-Master 2 Arts Plastiques (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Montpellier 3) https://www.emmanuelle-cascail.com/ Insta : @emmanuelle_cascail_art @emmanuellecascail Fb : @Emmanuelle Cascail Marion ROUVREAU/@unecollage Plasticienne collagiste, formation universitaire en Arts du spectacle (Poitiers) et à l’École des Métiers du Cinéma d’Animation (Angoulême) https://instagram.com/unecollage?igshid=ZDdkNTZiNTM= Philippe COLLONGE-SENS Plasticien, Beaux-arts (Poitiers) http://www.collonge-sens.com/
L’INSTALLATION PARTICIPATIVE Au pays des oreilles : en quoi l’oreille révèle-t ‘elle le silence ? Nous, modernes semblons réduire le silence au ≪ rien ≫. Tel Malevitch en 1918, pionnier de l’abstraction, s’engouffrant dans le vide avec son Carré blanc sur fond blanc, la peinture parait ne plus exister. Tel John Cage en 1952 avec 4’33’’ composant un morceau avec aucun son. Mais en réalité, ces œuvres donnent a voir que le silence n’est pas ≪ rien ≫, elles nous le font seulement entendre autrement. C’est justement ce ≪ vide ≫ que notre production plastique interroge, car le vide de son est plein de sens nous assure Francis Wolff1. Impalpable, pesant, anxiogène, salvateur, apaisant, sécurisant. Tour a tour refuge, approbation, menace ou fréquence, le silence est de nature multiple. Les silences sont partout et nulle part en même temps. Nous parlerons donc plutôt ici ≪ des silences ≫ afin d’appréhender avant tout la dimension intérieure, voire intime. En cherchant a les entendre, a comprendre leur diversité et leur polarité, nous nous sommes mis a les écouter. Nous leur avons tendu l’oreille pour qu’ils résonnent en nous et pour tenter d’en capter les profondeurs. Ouie. Oui, les silences résonnent différemment en chacun de nous, dans chaque pavillon, comme un écho de notre être. Les silences de ceux qui se taisent pour écouter, respecter la parole de l’autre, et sentir en bordure des mots la fréquence qui nous unit. Sentir ce que les silences disent de nous, la façon dont nos oreilles nous hissent vers eux, ce qu’ils révèlent de notre essence, et comment discrètement et pudiquement ils tissent de solides liens humains. Afin de figurer cette réflexion, nous présentons une installation participative a travers laquelle peut s’inscrire ce dialogue artiste-spectateur et entre spectateurs. Il est sollicité tout au long d’une promenade, immergé dans un univers onirique d’oreilles conceptuelles et surprenantes, en quête d’un voyage intérieur, car celui qui marche est celui qui pense ou rêve. Pour cette 12eme édition du Festival Arts Actuels Ré-Oléron, nous proposons donc au public une promenade artistique sensitive, participative au cœur d’un univers fantaisiste, autour de la notion de silence, une mise a l’écoute en lui tendant autant d’oreilles que possible afin de saisir au mieux ce qui se tait et se terre au fond de nous. Sorte de temps suspendu pour observer ce qui se crée dans le secret de nos silences. L’idée de ce dispositif a germé à partir de ce possible échange avec le spectateur, car c’est dans cette démarche que s’inscrit le collectif c’est en cours : convier le visiteur a devenir acteur de la création au cœur même d’un espace pour une échappée imaginaire. Avec et grâce a lui, grâce a sa réponse, l’oeuvre vit et prend tout son sens. Utiliser l’art, et ici les silences, comme un langage qui nous réunit afin de partager ensemble une histoire.
A travers notre pratique artistique collective, et a l’ère de la surconsommation ou il faut construire un autre rapport a la nature, il est essentiel pour nous de donner de la valeur au déchet par souci économique et écologique, d’opter pour un art du recyclage et de la récupération comme outil de sensibilisation. Une grande majorité de nos oreilles ainsi que la cabine sont réalisées avec du papier, du bois, du grillage et du carton de récupération.













