

Terre, Eau, air, feu
2101, Que restera t'il de la Terre ?
Je suis le vent, je suis la terre, je suis l'eau....
je suis en pleine mutation
en pleine transformation,
quelques traces de mon essentiel sur le bois
et je serai bientôt imprimée sur le papier.
Prochaine histoire posée sur l'estampe
douce, rouge et noir à la fois.

Un voyage dans le temps, les fleurs de grand-mère dans le jardin, le fagotier, le grain aux poules, l'herbe aux lapins, et grand-père arroser le jardin. Écouter le silence sous le tilleul avec lui, se balancer sur la balançoire, en attendant la nuit dans le soir d'été. Les sons, les odeurs, tout revient à la mémoire. De la foudre tombée un soir d'été sur le chêne au fond de la vigne, il reste cette appartenance à la vie rurale, des souvenirs d'une nature vivante, d'un lien fort à un territoire, aux racines.
Poésie et gravure conjuguées, peuvent-elles offrir un arrêt sur image d'une vie passée en lien avec les quatre éléments ?
Que restera-t-il de la Terre ? Souvenir d'un lointain passé. Baleine nageant dans le plancton oiseau dans le ciel nuage de fumée escargot curieux rouge et feu ouragan au large des îles. Air du temps Air du temps, libre et sensuel, rire joyeux provocateur. Le souffle va de colline en colline, vagabonde sur les terres parfumées, fleurs de bruyère, de lavande et de thym. Air du temps, impalpable et insouciant, indéfinissable traverse le temps, de l'ombre de la lune au miroir de sable de Syrie. Air du temps, agité devant les tours, grandes aiguilles de verre opaques opalescentes aux reflets irisés. Air du temps, eau de feu, terre de bois, ronde, porte tes rumeurs, tes bruits multicolores et bariolés. Air du temps, âcre et suffocant, noirci de tes cendres de tes fumées blanches tournoyantes jusqu'au rivage. Air du temps, rougeoyant de tes flammes crépitantes. Le ciel est ton seul plafond, ta chaleur intense sombre dans le noir de fumée des terres aborigènes. Air du temps, je partage celui de ce moment, celui de cet instant, de ce monde qui va comme il peut, de l'ère anthropocène. Celui ou le noir de fumée ne sert plus le même dessein.











